Mon ado à moi!!!!!

Mon ado à moi!!!!!
Le monde est envahi d'ados attardés. Plutôt du sexe masculin, d'ailleurs! Y en a marre, comme si au boulot, ça ne suffisait pas!

Tenez, mon fiancé par exemple. Il a des qualités : il est gentil, serviable, dévoué, beau à mon goût. Mais il a aussi des défauts et je pense qu'être un ado attardé à 30 ans, c'en est un énorme !
Il est fan de jeux vidéos, jeux de rôles et à peu près tout ce qui commence par le mot jeu. Ce n'est pas un problème en soi, tant qu'il ne joue pas de sommes importantes. Mais cette passion le conduit malgré tout (à mon sens) à commettre certains excès. Il va jouer, comme si l'écran l'avait complètement absorbé dans ce monde parallèle. Il perd toute notion du monde qui l'entoure, du temps, du lieu..... Or mon fiancé à un métier très contraignant ! Il travaille dans la restauration, dans un des lieux les plus touristiques de France ! Ce qui signifie qu'il a peu de temps libre. Ce qui est tout à son honneur, c'est qu'il m'en consacre la plus grosse partie. Je dirai qu'après, vient l'ordinateur, puis ses amis. Il ne serait certainement pas d'accord avec cette analyse, en soulignant ma mauvaise foi sempiternelle ! Mais je pense être certainement plus objective que lui à ce propos ! Je suis donc en concurrence directe avec l'ordi ! Ainsi, il ne peut s'empêcher de jouer jusqu'à deux, trois ou quatre heures du matin. Or quand il faut se réveiller, ça se corse.....
Je me sens obligée (et je ne sais pas vraiment pourquoi, d'ailleurs ?) de le réveiller et de vérifier qu'il soit relativement à l'heure. Cela peut paraître normal, car il peut risquer son emploi. Or, comme il travaille chez ses parents, ça se solde par une simple engueulade. Ce qui le déculpabilise d'autant plus, qu'il peut faire des journées de 12 heures au travail !
Or, je suis enseignante. Ce qui signifie beaucoup de temps libres, de vacances.... J'aime bien sortir, passer du temps avec mes proches.... Donc hier soir, je suis sortie avec mes amis et je suis rentrée tard. Monsieur était encore à l'ordinateur, m'ayant attendu (pfft !!!!Tu parles). Je lui fais une réflexion lui rappelant l'heure tardive. Je lui ai parlé comme à un gosse de trois ans, selon lui. Je rajouterai juste dix ans de plus, en fait !
Et bien sûr, ce matin rebelote. Impossible de décoller du lit ! A partir de huit heurs du matin, je suis obligée de supporter quatre réveils différents, variant de la chanson de heavy metal aux appels de ma belle-mère pour finir par un concerto de chiens. La seule chose qui est efficace c'est quand je prends la grosse voix, que je prends pour gronder mes élèves. (Je persiste et je signe : ado attardé !)
Donc ce matin, je me suis faite envoyée sur les roses, parce que monsieur trouvait que je lui parlais mal, que je l'infantilisais, que je ne cherchais que la bagarre ..... C'est sûr, avec six heures de sommeil perturbé, j'allais me réveiller fraîche comme la rose, et lui jouer un morceau de harpe pour le tirer des bras de Morphée !!! Non, mais, faut pas pousser mémé non plus ! D'autant plus que quand je me suis réveillée pour de bon, presque reposée, j'étais d'une humeur de dogue. Je l'appelle et là : « Ben pourquoi tu fais la gueule ? Non, mais franchement ce n'est pas la fin du monde ! Tu es super rancunière aussi ! Et tu pinailles sur des trucs secondaires ». Mes fesses, oui !
Alors comme il paraît que Monsieur est un adulte responsable, on va le laisser un peu se débrouiller et vivement que je reprenne le boulot pour ne plus avoir à supporter cette mascarade tous les matins !
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# Posté le samedi 29 août 2009 08:25

épisode 14, reprise de contact

Il aura fallut l'obstination horlogère de Mlle L. et l'a-propos d'une maison familiale arcachonnaise pour réunir le merveilleux quatuor de copines qui m'a vu m'épanouir il y a trois ans. Si le chiffre trois est la sainte trinité religieuse, alors le quatre est plénitude amicale. Des quatre copines qui traversaient l'épreuve du feu de la fin des années d'étude je me souviens d'un peu de travail et de beaucoup de beuveries, de sorties, de restaurants, de rencontres d'un soir ou deux, de quelques musées et de discussions aussi. Mais je ne me souviens pas pour autant que nous ayons pu nous identifier à aucune des filles de "Sex and the city" ou d'aucune autre série dont les premiers rôles sont interprétés par des femmes. Chacune avait sa personnalité, son style ou son absence de style, son rouge à lèvres et ses désirs.
Trois ans après, tout a évolué mais tout reste reconnaissable. Les discussions se sont allongées, juste un peu pour retrouver le passé, mais surtout pour recréer un présent. Les moments et les personnes sont différents, et pourtant nous sommes toujours un peu les mêmes, avec nos névroses en cours de règlement et nos façons de communiquer qui sont restés semblables. C'est très inspirant, fort agréable : relaxant et stimulant à la fois.

J'ai amené ma montre à réparer aujourd'hui. Je ne raterais pas le prochain rendez-vous
Mme A.
épisode 14, reprise de contact
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# Posté le lundi 03 août 2009 16:57

Episode 13 : Le copain de mon copain.

Mes articles sont de plus en plus espacés, car quand tout va bien, ma vie devient tellement banale et sans intérêt. J'ai vraiment l'impression d'avoir rencontré ce qui se rapproche le plus de l'homme de ma vie. Je me sens comblée, entière, comprise, écoutée, aimée et respectée, ce qui ne fut pas toujours le cas par le passé.
Seul un petit évènement est venu pimenter cette routine bienheureuse, gluante de guimauve et de miel.

En ce moment, le printemps agit. A cette période de l'année, les couples se font et se défont. C'est une observation que j'ai réalisé depuis l'école primaire : en même temps que les bourgeons, s'épanouissaient dans la cour les couples d'adolescents purulents se roulant des pelles maladroites et baveuses. J'ai renouvellé le constat au collège, au lycée, à la fac, au travail et autour de moi.

Un des amis de mon fiancé à eu une fraîche séparation. Nous allons le baptiser Bach.
Alors Bach et son ex se sépare et comme tout bon célibtaire, il se retrouve..... tout seul. Obligé de faire son propre ménage( "Oh.... je ne savais pas qu'on pouvait tirer une si grande satisfaction en nettoyant son appart!" Ton ex non plus.), sa propre nourriture, son propre repassage et constate que le reste du temps, il n'a pas grand monde à appeller : il y a mon PH mais qui est déjà débordé par son boulot et sa nouvelle chérie, et les autres potes tiennent du geek, donc ne sont pas toujours aptes à prendre l'air frais.
Et puis, il y a moi, la copine du copain : assez dispo de par sont travail et avec un réseau social dense (ce qui est intéressant quand on cherche une nouvelle dulcinée.).
Donc Bach commence à m'appeler, puis à me parler sur MSN, puis sur Facebook, puis m'appelle, puis m'envoie des textos pour savoir comment je vais, puis m'appelle tout le week end pour boire des cafés et sortir....... Mais bon, ça commence à devenir louche!
L'ami de votre amoureux passe plus de temps avec vous qu'avec lui. Il s'inquiète autant de moi que mon homme. Et mon homme, justement, qui ne dit rien et ne voit rien.... Alors au bout d'un moment je décide de lui en parler.
"-Oh ça me fait du bien que tu m'en parles parce qu'en fait, ça fait deux jours que ça me chagrine!"
Ben fallait le dire.......
Donc nous voilà lancé dans l'opération "Commentconnaîtrelesintentionset éloignerle soi-ditcopainsansle vexer." Si vous avez des idées, je suis preneuse.....

Moralité : Il faut se méfier des contrefaçons!
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# Posté le samedi 02 mai 2009 13:54

Interlude : Bite Generation

Je viens de rentrer du cinéma où je suis allée faire une virée avec une copine et je suis tranquilement seule face à mon ordinateur, de genre masculin et sans humanité.
J'ai pu méditer avec mon amie et arriver à ce constat qui m'obsède depuis plusieurs années. Les hommes ont changé, mais pas forcément en bien.
Dressons le portrait de l'Homme des années 2000.
Entre vingt et trente ans, on n'observe aucun changement notable chez cette espèce. L'Homme sort, voit ses potes (sa famille choisie) et à une copine. Il suit le cours ordinaire de sa vie et finit par emménager avec l'élue. C'est là que les choses se corsent. L'Homme du XXI e siècle a une caractéristique immuable : son immaturité.
Elle peut prendre diverses formes : refuser de quitter le monde de l'enfance en se réfugiant dans les jeux, les mangas, la SF, le foot, en refusant de travailler.....Cela lui permet d'évacuer le quotidien qu'il refuse obstinément et que la femme doit assumer seule, car pour nous, prendre et avoir des responsabilités a été une bataille. Il peut aussi nier le quotidien en refusant de prendre son courrier, vérifier sa banque, réparer les choses cassées ou ranger ses affaires. Il a toujours eu une femme avec lui qui a rempli ces tâches : sa mère, puis sa copine et enfin sa femme. Il peut refuser la routine en ayant à la fois une vie de couple et de nombreuses maîtresses afin de ne jamais douter de son pouvoir de séduction.
De trente à quarante ans, l'Homme finit son adolescence et suit toujours, avec regret, le cours formel des choses. Il finit par avoir des enfants et sa femme espère qu'enfin la fibre paternelle va réveiller l'adulte qui sommeille en lui. là peuvent apparaître deux attitudes différentes : soit il voit la paternité comme un moyen de partager les jeux destinés à son propre enfant ou il s'enfuit dans une adolescence qu'il n'a pas fini et qu'il regrette déjà. Certains quittent femmes et enfants pour une femme plus jeune, ou laisse entièrement à leur chère moitié la responsabilité d'avoir deux enfants à la maison. Là encore la femme est bicéphale : mère, chef de famille, elle est prise entre son métier, son enfant et son Homme. Elle est souvent débordée, fatiguée et on lui reproche de ne plus être Femme.
De quarante à cinquante ans, on peut espérer une petite accalmie, mais il faut rester vigilante car le démon de midi peut arriver. L'Homme chérie encore son adolescence et l'hypothétique indépendance qu'elle lui a donné. Il peut trouver des maîtresses car il se lasse mais les meilleurs d'entre eux restent car ils se disent qu'il faut enfin assumer quelque chose.
A cinquante ans, c'est l'âge du bilan, de la remise en question. J'ai eu une vie de chiotte avec un boulot de merde et une famille à peu près construite. Là, soit il choisit une vie sociale débordante qui n'occupe que lui et peut parfois avoir un regard méprisant sur les êtres qui l'entourent. Ou, il change tout : nouveau boulot, nouvelle femme et met de côté ce qui a fait plus de la moitié de sa vie. Les moins courageux annoncent aux proches le temps du boulversement mais il ne vient jamais car ils n'ont pas les couilles de passer à l'acte! Pour les femmes, les enfants sont grands, l'indépendance acquise, mais vient le temps de la solitude. Soit elles se tournent vers les copines (dans la même situation), le milieu associatif ou entamme une vie de jeune divorcée. Pour les plus seules, elles peuvent basculer dans des addictions dangereuses comme l'alcool ou le shopping à outrance.
A soixante ans, l'Homme a tout vu, sait tout mieux que les autres et ne se gêne pas pour l'affirmer.

En bref, je suis parfois mérpisante envers ses messieurs, surtout quand je vois tous ces enfants élevés par une femme seule, souvent débordée dont on n'oublie trop souvent le courage.
J'attends qu'on me démontre le contraire....

Melle L.
Interlude : Bite Generation

# Posté le mercredi 01 avril 2009 16:25

Episode 12 : Pas de temps tue le temps.

Le grand drame de ma nouvelle relation, c'est le temps. Nous sommes des consommateurs de temps, et pour moi, le temps est plus précieux que l'argent. Si je le pouvais, j'achèterai du temps.
Mon Homme a un travail pénible, satisfaire ceux qui sont en vacances, soit des gens comme moi.
Donc la conclusion à en tirer : Nous sommes complètement décalés. Du coup, notre quotidien est un espèce de mélange entre une vie de couple routinière et mon ancienne vie de célibataire. Nous sommes des oiseaux de nuit et nous ne pouvons nous voir que quand le soleil se couche.
Cette situation nous évite des moments pénibles pour la plupart des couples, qui deviennent des eldorados paradisiaques pour moi : faire les courses, faire du jardinage, aller se promener le long du fleuve, sortir le chien, aller au cinéma....
Autant de choses que nous avons fait une fois, voir jamais en quatre mois....

Moralité : où se situe la frontière entre le quotidien et l'extraordinaire?

melle L

# Posté le lundi 30 mars 2009 13:13